Pour résumer ce que je regarde en premier : le taux de distribution, c’est-à-dire la part du résultat qui part en dividende. Si une entreprise verse plus qu’elle ne gagne, ça sent mauvais à moyen terme. Ensuite je regarde l’évolution de la dette sur plusieurs exercices, et la régularité des versements passés. Petite nuance quand même, @TraderDeNuit : le graphique te dit ce que pense le marché aujourd’hui, pas si l’entreprise peut tenir son dividende dans cinq ans. Dans les faits, ce sont deux questions différentes.
Je rejoins largement HarponDuRendement sur l’importance du résultat et de la dette, mais j’ajouterais un point souvent négligé : la régularité de la politique de versement dans la durée, qui compte autant que le niveau du dividende lui-même. Notons que, lorsqu’on détient ces titres dans une enveloppe comme l’assurance-vie, cette régularité prend une dimension particulière pour la transmission, car on recherche une stabilité du capital transmis autant qu’un flux de revenu. En pratique, je lis toujours la note sur les engagements hors bilan et les litiges en cours avant de me prononcer sur la solidité réelle d’un versement annoncé comme pérenne.
Tout le monde dit qu’il faut regarder le taux de distribution et la dette, donc méfiance. Ce que je trouve plus intéressant, c’est de regarder ce que le rapport ne dit pas, ou dit entre les lignes, genre pourquoi la direction change de discours sur ses priorités d’une année sur l’autre. Les boîtes décotées avec un dividende moche en apparence cachent parfois la vraie pépite que personne ne veut lire jusqu’au bout. On verra qui a raison.