Croissance sans hésiter ! Une entreprise qui réinvestit bien fait plus que de redonner l’argent à ses actionnaires, qui le réinvestiront peut-être moins bien. J’y crois à fond.
Clairement, je le redis : le dividende, c’est du concret. La croissance, c’est une promesse. On ne vit pas d’une promesse. Cela dit, qui vit de ses actions doit regarder la solidité de la société, pas seulement le versement.
Pour résumer, je dirais que l’opposition est un peu artificielle. Dans les faits, un dividende est un choix d’allocation : l’entreprise juge qu’elle ne peut pas investir cet argent mieux que ses actionnaires. Si elle a d’excellents projets, elle fait mieux de les financer.
Dans la même logique, une société qui verse tout alors qu’elle devrait investir s’appauvrit à terme. La vraie question est donc la qualité de l’allocation, pas la forme du retour. Et, rappel utile, un dividende n’est jamais garanti : il peut être réduit ou supprimé.
Le temps fait le travail, c’est vrai pour les deux. Ce qui change, c’est la tranquillité d’esprit : voir tomber un versement aide à tenir quand les cours baissent.
Je prends bonne note de la remarque sur l’allocation, qui me fait réfléchir. Je garde mon penchant pour la régularité, mais j’admets qu’un versement n’est pas une preuve de santé à lui seul.