En gros, le temps fait le travail. Un fonds large unique donne déjà de la diversification à lui seul, sans le casse-tête du suivi. Sans compter que les frais fixes pèsent d’autant plus que les lignes sont petites.
Jpp des gens qui se limitent ! Moi je dis diversifie tout, plein de petites lignes, genre au moins on ne rate pas la bonne. Grave.
Franchement… beaucoup de petites lignes, c’est surtout beaucoup de frais et beaucoup de lectures. À mon avis, la diversification de façade n’est pas la vraie diversification.
Le temps fait le travail. Diversifier, ce n’est pas multiplier les noms, c’est multiplier les sources de risque différentes. Une série de sociétés du même secteur ne diversifient pas grand-chose.
Merci, c’est exactement ma question : diversifier les sources de risque, pas les noms. Je vais regarder la composition de ce que je détiens avant d’ajouter quoi que ce soit.
Il faut anticiper ce genre de question avant même de parler de nombre de lignes. Ce que dit @BoussoleLongTerme sur les sources de risque, c’est exactement la logique qu’on devrait appliquer entre le PEA et un contrat de retraite : ce n’est pas pareil d’avoir un fonds large unique quand l’horizon est de trente ans ou quand on approche de la retraite. Regardez bien les frais de gestion sur ce fonds large, parce que sur le long terme, même un fonds très diversifié peut coûter cher si les frais annuels grignotent year après year. Et pensez à vérifier si votre horizon vous permet encore de concentrer un peu de risque, ou s’il est temps de sécuriser progressivement. L’horizon compte énormément dans ce choix, bien plus que le nombre de lignes en lui-même.
On a déjà vu ça, ce débat entre concentration et dispersion revient à chaque génération d’épargnants. Dans les années de forte hausse, tout le monde voulait multiplier les lignes pour ne rien rater, comme le dit @FouguePEA ; dans les années difficiles, on redécouvrait les vertus de la simplicité. Rien de nouveau sous le soleil là-dedans. Ce qui m’a toujours frappé en regardant les archives, c’est que les investisseurs qui s’en sortaient le mieux n’étaient ni les ultra-concentrés ni les collectionneurs de lignes, mais ceux qui comprenaient vraiment ce qu’ils détenaient, comme le suggère @MinimalisteFinancier. La gestion passive a cet avantage qu’elle évite l’illusion de maîtrise que donnent trop de petites positions.