Méfiance de principe : vérifiez toujours la source. Le premier réflexe est de consulter le registre officiel des intermédiaires en assurance et en finance (l’ORIAS) pour vérifier l’existence et l’immatriculation de la personne ou de la société. Le second est de consulter les listes de mises en garde publiées par l’AMF.
Si le nom ou l’adresse ne correspondent pas à ce que l’on vous a donné, ou si l’intermédiaire utilise une identité très proche d’une société connue, il faut s’arrêter.
Signalez systématiquement. Si ça semble trop beau, ça peut aussi être une usurpation d’identité d’une vraie société : on vous donne le nom d’un acteur réel, mais les coordonnées sont fausses. Appelez la société à ses coordonnées officielles, pas celles du message.
Attention, je me permets de rappeler qu’un registre ne garantit pas la qualité du conseil, seulement l’existence d’une autorisation. Il faut donc aussi vérifier l’activité autorisée : un intermédiaire peut être autorisé pour une activité et en proposer une autre, ce qui est un signal sérieux.
Méfiance absolue : et qu’on ne se contente pas d’un document PDF présenté par l’intermédiaire lui-même. Un faux document est facile à produire. La vérification doit passer par vos propres recherches.
Merci à tous. J’en tire une démarche en quatre temps : registre officiel, mises en garde, coordonnées vérifiées de façon indépendante, activité autorisée. C’est plus long qu’un clic, mais moins coûteux qu’une perte.
Tout ça est juste, mais je rajoute une étape que les gens oublient : vérifier la cohérence économique de ce qu’on vous propose. Faites le calcul du rendement promis par rapport aux moyennes réalistes du marché, pas besoin d’être expert pour voir qu’un taux garanti à deux chiffres n’existe nulle part en vrai. Chaque euro compte, donc avant même l’ORIAS je me demande déjà si le produit a un sens. Mon objectif c’est de bâtir mon patrimoine sans jamais donner de prise à quelqu’un qui me vend du rêve plutôt que des chiffres vérifiables.