Ça n’a plus rien à voir avec ce qu’on connaissait. Autrefois, on lisait les rapports de sociétés qu’on pouvait visiter, dont on rencontrait les dirigeants. Aujourd’hui, pour des moyennes sociétés étrangères, on dépend souvent de traductions et de résumés d’intermédiaires.
L’opportunité existe, mais elle suppose un vrai travail de lecture et de la patience. Qui n’a ni l’un ni l’autre ferait mieux de s’abstenir.
D’un côté, la rareté de l’information crée des occasions pour qui fait le travail. De l’autre, elle crée surtout des surprises pour qui ne le fait pas. À mon sens, il faut ajouter la liquidité : sortir peut coûter cher quand les acheteurs sont rares.
Franchement ça m’étonne de lire autant d’enthousiasme. Les fondamentaux solides sont rares chez les petites capitalisations, et la transparence comptable varie énormément d’un pays à l’autre. Enfin bref, il faut vérifier.
Dans ce contexte, il faut regarder au-delà de la société : la situation politique et réglementaire du pays pèse aussi. Une entreprise moyenne a moins de moyens de se protéger d’un changement de règle qu’un grand groupe.
D’accord, c’est plus nuancé que je le pensais. Je garde mon intérêt pour ces valeurs, mais je mets la liquidité et la qualité de l’information en tête de ma liste de vérifications.