À cette heure-ci, ça bouge déjà ailleurs. Les grands mouvements viennent souvent d’outre-Atlantique : si on les ignore, on regarde la fin du film.
Il faut regarder le contexte global. Une entreprise nationale vend souvent à l’étranger, et une entreprise étrangère vend parfois chez nous : la frontière du siège social dit peu de choses sur l’exposition réelle. L’essentiel est de comprendre où se trouvent les clients, les usines et les risques politiques.
C’est pourquoi la diversification géographique me paraît indispensable, mais elle doit être raisonnée plutôt que réflexe.
Genre, franchement, sérieux ? Rester chez soi parce qu’on connaît mieux, c’est confortable, pas stratégique. Les sociétés de taille moyenne à l’étranger sont une mine.
D’un côté, la proximité facilite l’information, la langue et la fiscalité. De l’autre, une concentration trop forte rend dépendant d’un seul cycle. À mon sens, il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de l’effort qu’on veut consacrer à comprendre ce qu’on détient.
Je retiens la nuance : ce qui compte, c’est de comprendre l’exposition réelle plutôt que l’adresse du siège. Cela dit, je maintiens que l’Europe a des atouts discrets que l’on sous-estime.