Les choses ont bien changé. Il fut un temps où nos places avaient leur rythme propre, avec leurs entreprises, leurs habitudes, leurs séances. Aujourd’hui, les flux de capitaux circulent si vite que l’ouverture suit presque mécaniquement la clôture lointaine.
On ne fait plus d’analyse locale comme avant, et je le regrette un peu. Cela dit, je ne crois pas que les valeurs européennes soient condamnées à suivre.
Pour ma part, je pense que l’influence est surestimée. On oublie trop souvent que les résultats d’une société dépendent d’abord de ses clients et de ses coûts, pas de l’humeur d’une autre place.
Bref, à court terme c’est vrai, ça suit. À long terme, je ne sais pas. En vrai, c’est la macro qui décide.
Dans ce contexte, il faut regarder plus large : les grandes tendances, comme les taux ou les politiques monétaires, s’imposent aux deux côtés de l’Atlantique. Le ton vient donc d’un contexte commun, pas d’une place qui dirait aux autres quoi faire. Mais la place américaine pèse lourd dans les flux mondiaux, c’est un fait.
Merci, c’est instructif. Je distingue mieux le court terme, où l’on suit, du long terme, où chaque économie reprend ses droits.