Si l’on regarde les fondamentaux, un ratio bas n’a de sens que rapporté à la qualité des bénéfices et à leur durabilité. Une société dont l’activité décline structurellement paraît peu chère pour d’excellentes raisons : le marché anticipe la baisse des bénéfices futurs.
Le ratio est donc une question, jamais une réponse. Il faut le comparer au secteur, à l’historique de la société et à son niveau de dette.
Tout le monde a tort en même temps parfois, et le ratio bas est le terrain de jeu favori de ceux qui détestent les modes. Mais soyons honnêtes : à force de chercher des affaires, on en trouve qui n’en sont pas.
Personne n’en parle mais le piège le plus fréquent est le bénéfice exceptionnel. On voit vite sur les petites capitalisations qu’une vente d’actifs ponctuelle gonfle le résultat de l’année, le ratio devient magnifique, et l’année suivante tout s’effondre.
Il faut donc toujours lire de quoi est fait le bénéfice. Récurrent, ou ponctuel ? Je reste persuadé que c’est là que les petites sociétés offrent le plus d’occasions, mais aussi le plus de pièges.
Pour ma part, je reste méfiant : un ratio ne date pas d’hier et tout le monde le connaît. S’il suffisait de le lire pour s’enrichir, ça se saurait. Cela dit, sans vouloir vexer, c’est un bon premier filtre.
Merci pour ces réponses. Je retiens deux choses : le ratio est une question, et la qualité du bénéfice (récurrent ou pas) est le vrai sujet. Je vais regarder la composition du résultat avant de conclure.
Ou alors tu prends un ETF monde et tu arrêtes de te poser toutes ces questions. Simple et efficace, point final.
Désolé si c’est une question bête mais c’est quoi exactement un bénéfice exceptionnel ? Du coup pour une entreprise toute simple comment je fais pour savoir si le bénéfice est récurrent ou pas, c’est écrit où ? J’ai pas tout compris sur ce point.