Franchement, tout compte quand ça bouge !! Le bruit d’aujourd’hui, c’est le mouvement de demain, non ?
Sans vouloir vous contredire, c’est précisément ce réflexe qui coûte cher. Une nouvelle qui fait du bruit un jour est oubliée la semaine suivante, alors que la qualité d’une entreprise (sa dette, la solidité de ses clients) se construit sur des années.
Mon critère est simple : une information compte si elle change la façon dont l’entreprise gagne de l’argent à moyen terme. Le reste, c’est du spectacle, et le spectacle est fait pour être regardé, pas forcément pour agir.
Tout le monde dit qu’il faut ignorer le bruit, justement c’est louche : celui qui prétend l’ignorer totalement le lit quand même en cachette. Je crois surtout qu’il faut savoir ce qu’on cherche avant d’ouvrir l’écran. Sinon on finit par chercher une raison à ce qu’on voulait déjà faire.
Je rejoins en partie cette remarque. Le danger n’est pas l’information, c’est l’urgence qu’elle fabrique. Restons prudents face à toute nouvelle qui réclame une décision immédiate : les communiqués officiels des sociétés et le site de l’AMF ont l’avantage d’être lents et vérifiables.
Merci à tous. Je retiens deux idées : se demander ce qu’on cherche avant de lire, et se méfier de l’urgence. Je garde toutefois un désaccord poli avec notre ami du mouvement : le mouvement n’est pas une information, c’est la réaction à une information, et les deux se confondent trop vite.