Bref, on verra bien. Je doute sérieusement de l’efficience du marché, mais je doute plus encore de ceux qui prétendent le deviner.
Dans ce contexte, si l’on prend de la hauteur, il faut distinguer deux choses : prévoir un cours et comprendre une tendance de fond. Le premier exercice est vain, le second est utile. Les facteurs démographiques, monétaires ou technologiques éclairent, ils ne datent pas.
Je trouve donc que la macroéconomie est essentielle pour investir, à condition de la prendre comme un éclairage et non comme un oracle.
On a déjà vu ça : les prévisions réussies sont celles dont on se souvient, les autres s’oublient. Prudence quand même avec le talent d’un prévisionniste qui a eu raison une fois. Ça sent la chance.
Mouais, pas convaincu perso par la distinction. Si on ne peut pas dater une tendance, à quoi sert-elle pour décider ? Et qui vérifie qu’on avait bien vu venir ce qu’on prétend avoir vu venir ?
Question légitime. L’utilité d’une compréhension de fond est de poser des scénarios et des risques, pas des dates. On sait mieux ce qui peut mal tourner, ce qui n’est déjà pas rien.
Voilà un échange qui a de la tenue. Je retiens le scénario plutôt que la date, et la méfiance envers le prévisionniste qui a eu raison une fois.