Réduire progressivement l’exposition me paraît sage : avec le temps on apprend que la stabilité a de la valeur. Une baisse importante juste avant d’avoir besoin de l’argent peut être très difficile à rattraper.
Ça va bien se passer sur le long terme, franchement ! Une retraite peut durer longtemps, et sortir trop tôt des actions peut coûter cher aussi. Les crises se surmontent toujours, à la longue.
Avec le temps, il me semble important de distinguer deux risques. Le premier est celui de la baisse juste avant le besoin ; le second est celui de manquer de ressources en vivant longtemps. Réduire le risque de marché augmente le second, et inversement.
Sans certitude, il paraît raisonnable de séparer ce dont on aura besoin bientôt, placé prudemment, et ce dont on n’aura besoin que beaucoup plus tard. L’horizon de chaque part détermine son niveau de risque.
Je souscris à la séparation par horizon. Et j’ajoute que « les crises se surmontent toujours » est vrai pour les marchés, pas toujours pour les personnes qui ont dû vendre au pire moment. Les deux situations ne sont pas équivalentes.
Bien vu, la nuance est juste : le marché peut se rétablir sans que celui qui a dû vendre en profite. Je garde mon optimisme, mais je concède qu’il ne remplace pas la prudence.
Merci à tous. Je retiens la séparation par horizon, qui me semble la manière la plus claire de penser cette transition.