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Les principaux indicateurs d'évaluation
d'une banque
Les critères d'évaluation des banques sont légèrement
différents de ceux des entreprises classiques. Quatre d'entre eux
sont particulièrement importants : le Produit Net Bancaire (PNB),
le ratio Cooke, l'évolution des dépôts et le Return on equity (ROEI. c'est-à-dire le ratio du résultat net
par rapport aux fonds propres).
Le Produit Net Bancaire (PNB) est l'équivalent
d' chiffre d'affaires d'une entreprise
classique. Il s'agit la marge d'intérêt (écart entre ce que la
banque perçoit sur les crédits et ce qu'elle paie sur ses propres
emprunts) et des commissions et honoraires. Pour juger de son
évolution et des orientations de la banque, il faut analyser les PNB
de chacun des quatre grands métiers : banque de détail (l'activité
classique de tenue des comptes et des services grand public),
services financiers (qui incluent par exemple le crédit-bail),
banque privée et gestion d'actifs (gestion de patrimoine, OPCVM,
gestion pour compte de tiers...) et banque d'investissement (corporate
finance, fusions acquisition, financement de projets...).
Le second
critère important est le ratio Cooke qui décrit la solvabilité de
l'établissement. Il s'agit du rapport entre les fonds propres et les encours de crédit.
1l doit être au minimum de 4% pour le
ratio tio fonds propres "durs" (hors plus-values
latentes) et encours
pondérés et de 8% pour le ratio fonds propres totaux et encours
pondérés.
L'évolution des dépôts indique, quant à elle, le
succès commercial d'un établissement, notamment dans sa capacité à
attirer les dépôts de ses clients.
La preuve par la rentabilité - la rentabilité s'évalue très
classiquement avec l'étude du ROE, la rentabilité sur fonds
propres,
c'est-à-dire le ratio du résultat net
par rapport aux fonds propres.
Soulignons d'ailleurs que cette rentabilité sur
fonds propres a beaucoup évolué et témoigne bien des progrès
accomplis par les banques françaises.
Un secteur sensible aux taux d'intérêt Les banques sont aussi particulièrement
sensibles aux ajustements de taux d'intérêt pratiqués par les
banques centrales. C'est le mouvement de baisse des taux qui
profite le plus aux banques. En effet, l'impact d'une baisse sur le
taux de crédit se fait avec un certain décalage, ce qui permet aux
banques durant cette période, de développer des marges importantes.
Cependant, du fait de coûts administratifs incompressibles, des taux
faibles pénalisent le refinancement des banques sur les ressources
des comptes de dépôt.
Inversement, la remontée des taux a un impact très négatif sur
les marchés financiers
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