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Les provisions sont
réparties en trois catégories
Les provisions pour dépréciation d'éléments
d'actif (créances, stocks, titres…) corrigent à la baisse le
coût historique lorsque la valeur au jour de l'inventaire est
potentiellement inférieure (créances dont le recouvrement et
compromis, stocks déprécié, titre de placement dont la côte chute…).
Ces provisions figurent à l'actif en diminution des coûts
historiques.
Les provisions réglementées figurant au passif parmi les capitaux
propres sont des provisions techniques, appliquées dans le cadre de
dispositions fiscales et permettant en toute légalité d'échapper
provisoirement ou non à l'impôts. Ces dernières (provision pour
hausse des prix, fluctuations des cours, investissement…) ont donc
un caractère de réserves mais s'en différencient par le fait
qu'elles n'ont pas supporté l'impôt, à l'inverse des réserves, qui
sont constituées à partir du résultat net (d'impôts).
Les provisions pour risques et charges figurent aussi au passif
du bilan dans une masse distincte entre les capitaux propres et les
dettes. Les enjeux peuvent être importants - et leur objet très
divers : provisions pour indemnités de départ à la retraite et autre
avantages différés, provisions pour risques de change, pour
restructuration, garantie… Les risques couverts par ces provisions
peuvent donc être à des échéances diverses, leur donnant soit un
caractère de "quasi dette", soit au contraire une nature de
provision purement technique. Le reclassement fin de ces provisions
est une préoccupation pour les analystes.
Les provisions pour dépréciation et pour risques et charges sont une
application directe du principe comptable de prudence, qui oblige à
anticiper sur les conséquences de tout événement défavorable pesant
sur le patrimoine de l'entreprise et interdit par compte d'anticiper
sur un événement favorable tant qu'il n'est pas dénoué.
L'application du principe de prudence reste très subjective et
autorise ainsi du vagabondage comptable permettant de lisser les
résultats (créer une provision se traduit par une charge, la
reprendre est un produit…).
ATTENTION
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