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La mode : Le contexte économique guide les investisseurs
vers des modes (mode internet, valeurs de distribution, luxe ou la
santé...). Les critères d'appréciation évoluent avec ces modes. Dans
les années 1998/2000, oubliés l'actif net et l'endettement, seuls
les perspectives de l'eldorado constitué par les rêves de
l'ère de la "nouvelle économie", le boum des "TMT" des "start-up"...
Souvenez vous de ces valeurs sans historique ni valeur, introduites
par des banquiers peu scrupuleux et un organisme de contrôle devenu
sourd et aveugle (la COB). Certaines valeurs étaient en effet
introduites en bourse à des prix "himalayens" alors qu'elles
venaient tout juste d'être créée et n'avaient pratiquement pas
d'actif, peu de chiffre d'affaires, les caisses vides... Le seul
critère était "les perspectives" la course aux parts de marché...
Les créateurs se sont empresser d'introduire leur "boite" en bourse,
puis de céder leur propres actions en faisant des plus-value
colossales ... si, si, rappelez-vous... "liberty-surf"
et consort...
Puis un beau jour, le rêve se termina par les publications de
résultats catastrophiques... les dépôt de bilan, les scandales
financiers, la découverte d'endettements faramineux... et la chute
spectaculaire des cours de bourse... Les investisseurs ont
redécouvert les vertus du rationnel, des éléments qui constitue la
fondation de l'investissement, les fondamentaux.
La mode toujours la mode: Ce qui est surprenant c'est
d'apprendre que la mode est un éternel recommencement... en effet,
voici un extrait du livre 'l'investisseur intelligent' écrit par
Benjamin GRAHAM (1894-1979) "...quelque part vers le milieu d'une phase de
hausse, nous voyons apparaître une recrudescence des nouvelles
introductions. Au début, les prix d'introduction sont intéressants
et de belles plus-values peuvent être réaliser par les premiers
acquéreurs. Au fur et à mesure que les marchés poursuivent leurs
phases haussière, cette forme de financement prend de l'ampleur,
alors que la qualité des nouvelles introductions se dégrade, les
prix exigés deviennent de plus en plus exorbitants. Un signe assez
fiable nous avertissant de la fin prochaine d'un marché haussier
c'est lorsque le prix d'introduction pour des entreprises petites et
difficiles à comprendre, deviennent supérieurs aux cours de sociétés
moyennes pour lesquelles nous avons un long historique de marchés.
(En ce point on remarquera que le placement de ces nouveaux titres
est de plus en plus le fait de banques d'investissement de seconde
zone et de faible réputation). Cette insouciance du grand public
confronté au manque de scrupules de certaines banques
d'investissements mène tout droit à l'effondrement des prix. Dans
bien des cas, ces titres perdent 75% et plus sur leurs cours
d'introduction. Cette situation est encore aggravée par le fait
qu"au creux de la vague le grand public développe un forte aversion
contre les mêmes titres dont ils s'étaient épris dans ses périodes
d'insouciances. Beaucoup de ces titres tomberont d'autant plus bas
par rapport à leur valeurs objectives en phase dépressive, qu'ils
étaient montés trop haut pendant leurs phases d'euphorie. Il est
indispensable que l'investisseur intelligent puisse résister aux
sirènes des plus-values sans risques que ne manqueront pas de lui
chanter les marchands facile et tous ceux qui cherchent à placer
telle ou telle nouvelle introduction. Le marchand d'argent facile se
fera un plaisir de vous rappeler me beau parcours qu'ont eu
certains de ces titres souvent même au soir de leur introduction.
Tous cela fait partie de l'atmosphère d'hyper spéculation qui
règne à certaines époques."
Etonnant d'avoir écrit ce phénomène il y a + de 30 ans, non ?
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