Macro économie   les indicateurs clés

Produit Intérieur Brut (PIB) Marché de l'emploi -  chômage Indice des prix - L'inflation
Investissement Consommation des ménages Taux d'intérêts
Indice des prix à la production Indicateur du climat des affaires Exportation
Importation Confiance des ménages Balance commerciale
Le revenu moyen des ménages Confiance des chefs d'entreprise Epargne des ménages
Taux capacités de production Indice vente au détail Immatriculations voitures
Les indicateurs avancés

En cours de développement par JJD...

Les indicateurs économiques isolés sont sujets à de fréquentes révisions et décalés par rapport à la situation réelle présente. L'analyse d'un chiffre ou d'une nouvelle doit donc toujours être replacé dans un contexte déterminé. Selon les pays et la position dans le cycle économique, l'accent sera mis sur l'un ou l'autre.

Produit Intérieur Brut (PIB) Le PIB est une mesure de la production globale du pays.
Il est égal à la somme des valeurs ajoutées des entreprises (ce qu'on appelle habituellement les facteurs de production).
Il représente la valeur des biens et services disponibles pour des emplois finaux :
Consommations finales des ménages et des administrations + Investissements + des variations de stocks + solde des transactions courantes (exportations moins importations de biens et services ).
Si le PIB est la somme des revenus des facteurs de production, il inclut les bénéfices des entreprises et les rentes obligataires.

Le PIB est aussi une mesure des revenus générés par la production et répartis entre les ménages, les entreprises et l'Etat.
Le PIB est un outil statistique permet­tant de mesurer la valeur totale de la production d'un pays. En d'autres termes, ce "super" indicateur va agréger plusieurs statistiques comme la consomma­tion des ménages, les dépenses d'État, l'investissement des entreprises, la croissance des stocks, la balance commerciale et faire ressortir le tout en un seul paramètre plus facile à analyser.
Ainsi donne-t-il une vision globale de la santé de l'ensemble des secteurs d'activité en mesurant l'évolution de la production de biens et services réalisée sur un territoire national.
Les informations qu'il contient ne dépeignent pas uniquement l'économie globale, mais renseignent aussi les investisseurs sur la bonne tenue de divers secteurs d'activité.
Suivant qu'il ressort plus ou moins robuste, il permet habituellement aux économistes ou aux analystes financiers d'appréhender l'environnement économique dans lequel les entreprises vont évoluer.
Plus que le PIB lui-même, c'est son évolution d'une année sur l'autre qui sera épluchée scrupuleusement : c'est ce qu'on appelle "la croissance". Une croissance économique saine signifie que les entreprises ont toutes les chances de compter sur un marché favorable leur permettant d'augmenter leurs profits.
A contrario, une baisse significative du taux de croissance du PIB peut être, comme nous l'avons observé les deux dernières années, le point de départ d'une phase de correction sur les marchés financiers.
L'économie américaine restant l'économie la plus vigoureuse au monde malgré quelques récents accidents de parcours, c'est tout naturellement le PIB américain (
GDP), calculé par le "Commerce Department" ', qui est le plus observé. Trimestriel, il peut néanmoins être divulgué mensuellement : une estima­tion le premier mois, puis deux ajustements les deux mois suivants.
Situé à la cime de l'arbre des indicateurs économiques, le PIB est toujours activement attendu dans les salles de marchés du monde entier. Mais attention, une hausse ou une baisse du PIB sera plus ou moins bien interprétée si elle diffère de manière trop importante de ce qui était prévu par les économistes avant publication.
Comme toujours, l'incertitude n'a jamais la faveur des marchés financiers !

 

Marché de l'emploi - le taux de chômage mesure le nombre de personnes à la recherche d'un emploi par rapport à la population active. Il a diminué dans la zone Euro au cours de ces dernières années : 11.5%, en 1997, 10% en 1999.
Il est très faible aux Etats-Unis : ~5% considéré comme le "plein emploi". La croissance de l'activité peut alors rapidement se traduire par des tensions sur les salaires et un risque d'inflation.

Le plein emploi est un concept économique non réel, qui fixe par convention le "taux naturel de chômage". Ce niveau se situe aux environs de 5% aux Etats-Unis.

Indice des prix - L'inflation peut se définir comme la hausse généralisée des prix par suite d'une augmentation de la masse monétaire.
Elle peut aussi être provoquée par une hausse des coûts comme un choc pétrolier ou une forte augmentation des salaires.
L'inflation est contenue dans la zone Euro (<2.5% ). Elle est un peu plus forte aux Etats-Unis. Son niveau est très surveillé et toute poussée risque d'entraîner un relèvement des taux d'intérêts. Cet indicateur américain est donc observé par tous les acteurs des marchés financiers mondiaux. Il faudrait d'ailleurs parler de ces indicateurs car il existe de nombreux indicateurs de prix :
Le
PPI (Producer 's Price Index) est un indice des prix à la production. Il n'inclut ni les services ni les importations.
Le
CPI (Consumer's Price Index) est un indice des prix à la consommation. Il est moins volatil que le PPI (toutes les variations des prix à la production ne sont pas répercutées). C'est un indice du coût de la vie.
Les prix des matières premières, les prix à l'importation, les coûts salariaux unitaires sont des indicateurs avancés en matière de prix.
L'évolution de la masse monétaire retient aussi l'attention, car son expansion non contrôlée débouche sur la hausse des prix.
La croissance de l'activité peut alors rapidement se traduire par des tensions sur les salaires et un risque d'inflation.

Indice des prix à la production :

Indice des prix à la production Hausse inattendue Baisse inattendue
Marché des actions
Marché des devises

Les prix à la production sont les prix facturés par les producteurs au commerce de détail. Les économistes observent leur évolution au moyen de l'indice des prix à la production qui mesure leur variation moyenne en pourcentage d'un mois sur l'autre.
Calculé par le "Bureau of Labor Statistics" américain, équivalent à l'INSEE en France, l'indice est obtenu selon la technique de l'échantillonnage et des quotas dans la plupart des secteurs de l'industrie manufacturière et minière. On y ajoute ensuite les données recueillies dans d'autres secteurs tels que l'agriculture, la pêche, les services, le gaz et l'électricité.

Une augmentation des prix à la production a pour conséquence évidente une augmentation des prix du commerce de détail. Les investisseurs suivent donc attentivement cet indicateur car il donne une bonne idée des pressions inflationnistes que subit l'économie. Le lien est si fort que toute variation inattendue des prix à la production provoque généralement une vive réaction des marchés financiers.

Comme le montre le tableau ci-dessus, une augmentation des prix à la production est défavorable aux marchés action. A contrario, elle est favorable à la devise de référence.

Une hausse trop significatif des prix à la production signifie que l'économie est en surchauffe et que les pressions inflationnistes sont plus fortes. Dans ces cas-là, les banques centrale n'ont généralement qu'une solution si ces tensions persistent : une hausse des taux d'intérêt. C'est cette perspective de hausse des taux qui pénalise le marchE action. En revanche, elle soutient la devise de référence en assurant à ceux qui l'acquièrent un rendement plus important.

Autre indicateur à surveiller et proche de l'indice des prix à la production : les prix des matières premières (énergie, produits agricolE bruts, métaux). Ces prix viennent en amont de ceux de la production et des prix de détail. C'est le point de départ de la chaîne de consommation.

 

Indicateur synthétique du climat des affaires Cet indicateur calculé par l'INSEE résume de manière pertinente la phase conjoncturelle qui influe sur les différents soldes d'opinion des enquête de conjoncture : plus sa valeur est élevée, plus les industriels considèrent favorablement la conjoncture. Il est calculé selon la technique de l'analyse factorielle. Cette technique permet de résumer l'évolution concomitante de plusieurs variables dont les mouvements sont très corrélées. L'indicateur calculé décrit, en, une variable unique, la composante commune des soldes d'opinions sélectionnées (production, passée, perspectives personnelles de production, stocks, carnets de commandes globaux et étrangers, perspectives générales de production).


Exportation

Importation

Balance commerciale

Taux d'intérêts

Consommation des ménages

Confiance des ménages

Epargne des ménages

Le revenu moyen des ménages ou revenu personnel : A l'instar des prix à la production, de la production industrielle et des capacités de production, le revenu moyen ou revenu personnel est un indicateur privilégié pour déceler des tensions inflationnistes sur l'économie.
Publié une fois par mois aux États-Unis par le Département du Commerce, le revenu personnel est calculé par la somme des paiements de traitements et salaires, ou autres revenus du travail perçus par une personne physique, à laquelle on ajoute également les revenus fonciers, revenus d'intérêts ou dividendes.
L'élaboration de l'indicateur tient aussi compte de l'usure du capital, que l'on peut rapprocher, en France, de notre amortissement comptable, et à l'éventuelle souscription à une assurance sociale, qui viennent tous deux se retirer du montant obtenu.
En mesurant le niveau de salaire dans l'économie, une part essentielle du pouvoir d'achat des ménages, cet indicateur décèle les signes avant coureurs d'une inflation. On l'appelle alors "inflation tirée par la demande", qui est à mettre en opposition avec celle issue de l'augmentation des coûts de production, et donc des prix à la production.
Cette statistique est éditée sous la forme d'un pourcentage qui mesure la variation de revenus d'un mois sur l'autre. Encore une fois, d'un point de vue strictement boursier, c'est une hausse inattendue de cet indicateur qui va constituer une mauvaise nouvelle, les opérateurs de marché craignant un durcissement de la politique monétaire.
En cas de forte baisse inattendue, c'est la douche froide pour les investisseurs mais pour d'autres raisons : baisse des revenus personnels signifie bien souvent baisse du pouvoir d'achat, perspectives de consom­mations en baisse et donc récession, etc.

Confiance des chefs d'entreprise

Investissement

Taux d'utilisation des capacités de production  Publiés toujours au même instant, l'indicateur de la production industrielle et celui des capacité de production sont très liés l'un à l'autre. La production industrielle mesure tous les mois l'évolution du nombre des sorties d'usines, de production minière ou énergétique, par rapport à la même période de l'année précédente.
Une hausse de 0,4 % de la production industrielle signifie que l'activité productive du pays considéré a augmenté de 0,4 % par rapport au même mois un an avant. Habituellement, une hausse de la production industrielle est signe de croissance économique, et une baisse caractérise une contraction de l'activité.
L'incidence de la publication de la production industrielle peut être interprétée de plusieurs façons dans la mesure où sa hausse inattendue peut être à la fois signe d'une bonne santé de l'économie mais aussi génératrice de pression inflationniste, et donc de relèvement des taux d'intérêt (
négatif pour le marché des actions). La seule chose dont les économistes sont sûrs, en revanche, c'est qu'une baisse inattendue de la production industrielle est toujours une mauvaise nouvelle...

L'utilisation des capacités de production mesure, elle, en pourcentage, le degré d'utilisation des outils de production d'un pays (heures totales de travail, utilisation des machines, capacités de stockage, etc.).
En temps normal, l'utilisation des capacités suit l'évolution de la production industrielle à deux exceptions près : si la production industrielle est en hausse et que l'utilisation des capacités reste stable, l'économie a soit augmenté ses capacités de production, soit amélioré sa productivité.
Dans les deux cas de figure, cela constitue une bonne nouvelle pour l'économie. Enfin si l'utilisation des capacités est à son maximum et que la production industrielle croît, cela engendre des pressions inflationnistes dont on connaît l'incidence négative sur les actions.

Indice vente au détail

Evolution des immatriculations voitures neuves

Les indicateurs avancés :  Le rôle d'un économiste est bien souvent de tenter de prévoir l'avenir, au moins économique, à l'aide d'une batterie d'indicateurs tels que le revenu moyen, la production industrielle, l'utilisation des capacités, les prix à la production, le PIB, la confiance des consommateurs, etc.
Parmi eux, les indicateurs avancés ont précisément cette même mission, celle de distinguer les points de retournement des cycles, donc le creux ou le haut de la vague de croissance économique.
Cet outil a pour principale caractéristique d'être un composite de dix autres indicateurs : la durée hebdomadaire du travail, les nouvelles demandes d'allocations chômage, les commandes d'usines, les commandes à l'industrie, l'indice des livraisons de biens et services, les permis de construire, les stocks des entreprises, la masse monétaire, le "spread" entre les taux à dix et trente ans, et la confiance des ménages.
Ce méli-mélo de statistiques n'a qu'un sens limité si l'économiste essaye d'en tirer des conséquences telles quelles.
En revanche, la comparaison systématique d'une série d'indicateurs avancés, sur six mois par exemple, avec des séries passées, donne des indication! sur l'avancement de l'économie dans son cycle, à savoir haut de cycle ou bas de cycle économique.
Un fort décalage entre les anticipations des économistes et la publication des indicateurs avancés peut néanmoins engendrer un sentiment de nature à créer une tendance sur une séance boursière, surtout si la publication de cet indice est adossée à plusieurs autres publications qui évoquent un même sentiment haussier ou baissier. Très suivi dans les médias, cet indicateur n'a pas toute la confiance des professionnels des marchés financiers où son importance est plus mesurée. Redoublez d'attention en cas de publications de statistiques contradictoires, le marché pourra accorder davantage d'importance à l'une ou l'autre des statistiques tout en ignorant totalement les indicateurs avancés...

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